samedi 21 janvier 2012

Danané : Le maire dénonce les accouchements artisanaux
Les sages-femmes de la région des montagnes ont été célébrées le week-end dernier, à Danané. Cette manifestation rentre dans le cadre de la journée mondiale de la sage-femme. A cette occasion, le maire-résident de la ville de Danané, et chef de province Dely Jacques a dénoncé les accouchements menés par les matrones dans les villages. «Arrêtez les accouchements artisanaux dans nos villages. Parce qu'ils ont fait assez de victimes et moi, je suis contre les enfantement clandestins », a martelé le chef traditionnel. Il a ensuite invité le directeur départemental de la santé à travailler de sorte à mettre définitivement un terme à ces accouchements en dehors des centres de santé. Pour lui le monde a plus que jamais besoin de la sage-femme. Même son de cloche chez le chef du bureau de Fonds des Nations Unies pour le développement (UNFPA) le docteur Kacou Pierre. «Les centres de santé sont réhabilités et équipés pour vous populations. Il faut les fréquenter», a-t-il indiqué. Pour le sous préfet de Mahapleu, président de la cérémonie, représentant le préfet du département de Danané, le monde a plus que jamais besoin de la sage femme. « Mais celle-ci doit, dans l'exercice de son métier, faire davantage preuve d'humanisme envers les parturientes pour consolider son rôle auprès de la communauté ». Ce même message a été livré par le docteur N'guessan Raphaël, représentant le directeur régional de la santé. De leur côté, les sages-femmes ont présenté des communications sur l'importance de l'accouchement médicalisé, du dépistage volontaire du VIH/SIDA dans le cadre de la prévention de la transmission mère-enfant.



DETI Ernest Lemanois
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"Il n'est pas de montagne infranchissable,
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Il n'est pas d'étoile insaisissable" .

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articles divers

Journal Officiel N° 36 du jeudi 2 septembre 2004
2004

17 février..... n° 145 MÈMAT. DGDDL. portant désignation de M. GBATO Myamain Souleymane, 1" adjoint au maire de la commune
de Danané dans les fonctions de maire intérimaire de ladite commune.
Société / Danané
Réconciliation à Danané : Le comité communal situé sur sa mission auprès de la population
 

Danané, 08 juil (AIP)-Le comité communal de veille et de sensibilisation pour la réconciliation de Danané (ouest, région des Montagnes) a été situé sur sa mission, à l'issue d'une réunion qui s'est déroulée le 1er juillet à la salle des fêtes de la mairie.

En présence du secrétaire général de la préfecture, Ibrahim Bayo, le maire Gbato Myamain Souleymane a expliqué aux 40 membres du comité leur mission qui consistera à "recueillir toutes les différentes situations conflictuelles dans la commune", afin d'y apporter des solutions.

Il ne s'agit pas de "s'ériger en juge", a prévenu le maire de Danané, précisant que "les chefs de mission sont des chefs de services exerçant dans la commune. Les membres du bureau exécutif sont des personnes ressources à même d'analyser les faits et trouver des voies de solution".

"De la qualité du travail que nous ferons, dépend la réussite de cette mission à nous confiée. Pour ce faire, il nous faut un socle solide qu'est la feuille de route que nous allons analyser ensemble et adopter. C'est notre boussole pour toutes les activités que nous mènerons pour le renforcement de la cohésion sociale", s'est-il adressé aux membres du comité.

Pour sa part, le secrétaire général de la préfecture a demandé à tous de "réussir cette importante mission à laquelle la nation entière attache du prix".

(AIP)   http://www.aip.ci/indexL.php?idl=19679&=Kt_Lecture=1


Fraternité Matin (Abidjan)

Cote d'Ivoire: Danané - Plus de 500 conflits réglés par les facilitateurs communautaires

Honoré Droh

15 Octobre 2008


Abidjan — Réduire les tensions entre les différentes communautés, renforcer la cohésion sociale, faciliter la réconciliation dans la région des Montagnes en vue d'accompagner les différentes composantes de la population engagées dans le processus de la recherche de la paix en Côte d'Ivoire est notre objectif majeur.»
Telle est la définition qu'a faite récemment Mme Spes Manirakiza, directeur pays de l'ONG «Search for Common Ground» du rôle de son organisation, qui a réussi le règlement de plus de 500 conflits, au bout de cinq ans, dans la localité.
 

L'ONUCI SEME LA CULTURE DE LA PAIX, DE LA RECONCILIATION ET LA COHESION SOCIALE A DANANE

Danané, le 14 juillet 2011... Dans le cadre de sa journée d'échanges avec les populations, dénommée ONUCI TOUR, l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), a organisé le 14 juillet 2011 à Danané, département situé dans la région des Dix-huit Montagnes, une séance d'information et de sensibilisation pour la réconciliation, la cohésion sociale et la culture de la paix.
La délégation de l'ONUCI composée du Bureau de l'Information publique, des Divisions des Droits de l'Homme (DDH), de l'Assistance Electorale (DAE), des sections Etat de Droit et Protection de l'Enfance, de la Police des Nations Unies (UNPOL), des Observateurs militaires (MILOBS) et du BANBATT 3, a pu échanger avec les représentants des populations.
Quelque 400 leaders d'opinion, issus des partis politiques, des chefs de services, de communauté, la chefferie Traditionnelle et religieuse, des associations de femmes, de groupements de jeunes, de planteurs, du corps préfectoral et des autorités militaires, ont pris part à la rencontre.
Abdouramane Bakayoko du Bureau de la Division des droits de l'Homme pour les régions des Montagnes et du Moyen-Cavally, a déclaré que les droits de l'homme constituaient une base fondamentale pour la cohésion sociale et la réconciliation. Revenant sur les violations de ces droits dans cette partie de la Côte d'Ivoire, il a rappelé l'article 1 de la Déclaration Universelle de droits de l'homme qui stipule que « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns et les autres dans un esprit de fraternité. »
Pour sa part, Corbeil Tetchumani Siakam, responsable du Bureau de la Section Etat de droit de Man, a souligné que dans le cadre de la réconciliation, il ne pourrait y avoir la paix sans la justice. Il a aussi souligné qu'un Etat soucieux des droits de ses citoyens, contribue à la réconciliation.
Oshcard Kouassi Kouadio, de la Section Protection de l'Enfance de l'ONUCI, a estimé que « pour que ce processus aboutisse à une paix véritable, la question de la protection des enfants doit être au centre, car elle a un aspect très positif pour nous, mais plus particulièrement pour les enfants. »
Komlan Adadjo, des Affaires civiles pour la région des Montagnes, a expliqué à l'auditoire que pour construire la paix, on a besoin de s'entendre, de pratiquer la franchise, la tolérance, la volonté, le pardon et l'amour. « Si chacun d'entre nous pratique ces valeurs, cette réconciliation sera une réalité », a-t-il conclu.
Le Préfet de Danané, Sékou Konaté a pour sa part, exprimé son optimisme. « Je reste profondément convaincu que la contribution de l'ONUCI peut faire la différence dans le domaine de la réconciliation et de la cohésion sociale et communautaire dans notre département car la paix retrouvée a besoin d'être consolidé ».
Le maire de Danané, Souleymane Gbato Myamain, a rappelé aux participants qu'« on fait beaucoup mieux avec la douceur qu'avec la violence. « Avec la paix on peut construire tandis qu'avec la violence on ne peut que détruire », a-t-il lancé
Pour Béatrice N'deblo Ahou, présidente de la Commission sensibilisation et de veille Zone 1 de la commune de Danané, cette journée de sensibilisation et d'information est la bienvenue pour le département et particulièrement pour sa structure qui avait besoin de s'imprégner du travail de l'ONUCI et des ses différentes composantes afin de pouvoir mieux s'engager dans la cohésion sociale et la réconciliation de façon plus profonde.
Les participants ont reçu à la fin de la rencontre, des messages de paix traduits en malinké et en yacouba et ont été invités à être des messagers dans leurs communautaires respectives pour promouvoir la cohésion sociale et la réconciliation.
 
 

Le maire intérimaire confirmé à son poste à Danané

Publié le 11 octobre, 2011 à 11:51 |

 
Annonces
Danané, 11 oct (AIP)- Le maire intérimaire de Danané (ouest, 18 Montagnes), Myamin Gbato Souleymane, a été confirmé, jeudi, maire de ladite commune, par le conseil municipal, à l'issue d'un vote lui donnant 15 voix contre 14 à son adversaire, Zeh Sin Etie…
Aip.ci
 

L'ONUCI et la société civile célèbrent la Résolution 1820 dans l'Ouest

Danané, le 1er Juillet 2009… L'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) a célébré, le 30 juin, avec des représentants de la société civile de l'Ouest, le premier anniversaire de la Résolution 1820 des Nations Unies sur les Violences Basées sur le Genre. La commémoration a eu lieu à Danané, située à 626 Km au nord-ouest d'Abidjan.
Le chef de l'Unité Genre de l'ONUCI, Eva Dalak, a indiqué que la célébration visait à marquer le début d'un processus devant permettre aux organisations locales, nationales et internationales, œuvrant dans le domaine des VBG, de créer une plate-forme pour être plus efficaces sur le terrain. L'événement visait aussi à informer les populations sur les actions à mener et les structures à approcher devant un cas de violation.
Mme Dalak a également expliqué que l'usage des violences sexuelles pendant les conflits était une menace pour la paix, le développement, la sécurité nationale et internationale. C'est la raison pour laquelle le Conseil de Sécurité a considérée la question des violences sexuelles comme un problème politique, a-t-elle ajouté.
Le maire de Danané, Miamin Gbato, a indiqué que la résolution était une révolution dans le traitement et le respect de la femme. Il s'est dit reconnaissant à l'ONUCI pour avoir choisi Danané pour abriter l'événement, qui devait fournir des informations utiles à la population en matière de lutte contre les VBG.
Le Préfet du département, Sékou Konaté, a appelé la population à s'appuyer sur la Résolution 1820 pour lutter contre les VBG, respecter la femme et lui rendre hommage. Il a, lui-même, demandé pardon aux femmes de Danané pour les atrocités subies lors de la crise, expliquant que cela était, en partie, lié à la proximité de cette ville avec le Liberia voisin, qui avait connu des atrocités similaires.
Plusieurs ONG et les différentes sections de l'ONUCI ont échangé avec la population, qui à son tour a rendu des témoignages, chanté et réalisé des sketches pour souligner les souffrances endurées pendant la crise. Un match de football féminin a été remporté par les femmes de Danané sur celles de Zouan Hounien (2-0).
Environ 3000 personnes, dont une grande majorité de femmes, ont participé à cette célébration initiée par la Section Genre de l'ONUCI, en collaboration avec des ONG et le Ministère de la Famille, de la Femme et des Affaires Sociales.


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mardi 22 novembre 2011

Ô Dieu, où es-tu ?


L'objectif de notre vie terrestre est de progresser, de nous développer et d'être fortifiés par nos expériences.

Je me suis souvent demandé pourquoi le Fils de Dieu, ses saints prophètes et tous les saints fidèles ont des épreuves et des tribulations même quand ils essaient de faire la volonté de notre Père céleste ? Pourquoi est-ce si dur, surtout pour eux ?

Je pense à Joseph Smith, qui a été malade quand il était jeune et qui a subi la persécution tout au long de sa vie. Comme le Sauveur, il s'est écrié : « Ô Dieu, où es-tu ? » Mais même quand il semblait être seul, il a exercé son libre arbitre pour se confier dans le Seigneur et accomplir la volonté de son Père céleste.

Je pense à nos ancêtres pionniers, chassés de Nauvoo et traversant les plaines, exerçant leur libre arbitre pour suivre un prophète, même malades et démunis et, même, pour certains, malgré la mort de leurs êtres chers. Pourquoi des tribulations aussi dures ? Dans quel but ? À quelle fin ?...........

DETI Ernest 
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mercredi 16 février 2011

LE CHANTAGE DE LA FRANCE

Quand la France s'auto détruit par sa politique du chantage en Côte d'Ivoire de Pierre Lionel Joël
 Publié le 15/02/2011    Source : IVOIREVOX     document(s)
Espaces d'informations politiques,culturelles et pédagogiques – 14.02.2011 – 
L'actualité du moment est très riche pour le continent africain. En effet le Maghreb est en ébullition et semble montrer au reste de l'Afrique la voie à emprunter pour mettre fin au règne de chefs d'états qui pendant des décennies ont fait ce qu'ils pouvaient pour servir les intérêts de leur pays.
Les évènements survenus en Egypte et en Tunisie ces deux dernières semaines prouvent bien que quelle que soit l'intensité de la force d'un régime, lorsqu'un peuple est décidé à se faire entendre il arrive à le faire. De la révolution française d'hier aux révolutions du Maghreb d'aujourd'hui nous avons assisté à la révolte de pauvres gens rejoints par des classes moyennes, qui armés de leur désespérance ont fait tomber l'aristocratie d'hier, et les autocraties plus ou moins dictatoriales d'aujourd'hui. Mon désir de mêler la révolution française aux révolutions qui se jouent en Afrique actuellement s'explique par le fait que cette France qui a connu 1789 se trouve dans un processus en Côte d'Ivoire qui fait tâche dans cette Afrique qui aspire au changement. Comment ne pas parler de la Côte d'Ivoire au moment où l'Afrique du nord montre le chemin qui mène à une meilleure démocratie c'est à dire une démocratie qui prend un peu plus en compte la volonté du peuple ? Pour faire court, je dirais que la Côte d'Ivoire est un pays qui se trouve dans les difficultés du moment parce que sa classe politique n'a pas su gérer voire même digérer un contentieux électoral. La Côte d'Ivoire est un pays où on veut nous faire admettre qu'il existe deux présidents. L'un déclaré vainqueur par le conseil constitutionnel du pays et l'autre déclaré vainqueur par la communauté internationale. Chacun des deux camps s'appuyant sur les suffrages exprimés dans les urnes par le peuple de Côte d'Ivoire. Dans cet imbroglio politico juridique, les médias de la communauté internationale et les médias nationaux entrent en compétition non pas pour informer mais pour communiquer sur ce qui leur semble être la vérité. Le temps de l'information qui consistait à donner accès à tous les sons de cloche pour laisser le lecteur, l'auditeur ou le spectateur se faire sa propre opinion est révolu. A l'heure de la communication, les médias sont tous au service d'une cause. Fort heureusement les outils de communication actuels permettent aux individus de s'informer et de choisir en toute liberté ce qui pour eux semble être la vérité. Ces outils de communications ont semble t-il joué un rôle majeur dans les révolutions maghrébines et on ne peut qu'espérer qu'ils jouent un rôle identique en Afrique de l'Ouest. En tant qu'intellectuels ou cadres africains nous nous devons de nous servir de ces outils pour échapper au prêt à penser et pour nous faire notre propre opinion. Ceci étant dit, essayons de voir d'un peu plus prêt à quoi se résume la situation en Côte d'Ivoire. Nous avons un président qui a l'aval d'une institution nationale et un autre qui a l'aval d'une entité appelée communauté internationale. Pour faire valoir son point de vue la communauté internationale utilise tous les leviers en sa possession notamment les sanctions, le gel des avoirs, la menace de frappes militaires et enfin l'asphyxie économique. Autrement dit, ce que la communauté internationale cherche à nous faire comprendre c'est que lorsqu'on n'est pas d'accord avec elle, on s'expose à tout cet arsenal de punitions. Pour employer une expression toute faite je dirais que c'est l'utilisation de l'argument de la force plutôt que l'utilisation de la force des arguments.
En Egypte et en Tunisie la force des arguments a bien convaincu le peuple de s'élever contre l'argument de la force et on ne peut pas dire que la police d'état était plus tendre dans ces pays qu'elle ne le sont les forces de le l'ordre en Côte d'Ivoire. Si la position de la communauté internationale était si légitime que ça pourquoi n'a-t-elle pas convaincu le peuple ivoirien ? Qu'on ne me parle pas de musellement des médias puisque là encore les deux pays du Maghreb qui nous servent de référence n'étaient pas réputés pour avoir les médias les plus libres du monde. Tout ceci nous permet de conclure qu'il y a quand même une certaine distance entre ce que la communauté internationale défend au nom du peuple ivoirien et ce que ce peuple est prêt à défendre lui-même.
La question qu'il convient de se poser à ce stade de la réflexion c'est de savoir qui donne le droit à une communauté internationale, aussi bien intentionnée soit elle, de vouloir imposer sa vérité à un peuple qui normalement est dit souverain ? Qui donne le droit à cette communauté internationale de pousser une population à s'insurger contre une décision de ses institutions? Qui donne le droit à une communauté internationale d'affamer un peuple, de réduire son tissu économique à néant pour l'amener à se révolter et à s'entre déchirer ? Le rôle de la communauté internationale ne devrait-il pas être d'aider un pays à se doter d'institutions crédibles plutôt que de pousser à l'anarchie ?
Admettons que le conseil constitutionnel de Côte d'Ivoire ne soit pas crédible. Mais lorsque l'Union Européenne prend des sanctions contre des citoyens sans avoir dit le droit peut-on accorder une once de crédit à ses institutions ? Le plus cocasse dans cette histoire c'est que sur la liste des bannis de l'Europe se trouve des français à qui l'on interdit de rentrer dans leur propre pays. Est-ce ça le droit ? Ces personnes ont-elles été sanctionnées après avoir plaidé leur cause ? Une des grandes armes de cette fameuse communauté internationale c'est de menacer de soumettre des citoyens aux foudres du Tribunal pénal international. Mais dites moi qui doit on menacer de la sorte lorsque l'on est un citoyen ivoirien qui vient de perdre sa femme pour hémorragie en suite de couche, tout simplement parce qu'un samedi soir, on n'a pas pu obtenir de l'argent d'un distributeur à cause de l'embargo économique imposé à tout un peuple ? La situation en Côte d'Ivoire est affligeante car elle nous oblige à perdre la foi dans ce que nous croyions être des institutions internationales garantes d'un ordre mondial le plus juste possible. Qu'on m'aide à comprendre comment on peut accepter les lettres d'accréditation d'un ambassadeur qui n'a pas la caution des institutions de son pays? Comment peut-on mettre à sa disposition des forces de l'ordre pour aller prendre une ambassade alors que celui qui l'a nommé attend encore la réponse au courrier qu'il a eu à adresser au conseil constitutionnel de son pays. Ce candidat que la communauté internationale considère comme vainqueur écrit au conseil constitutionnel du pays qu'il veut diriger et sans que celui-ci ne le reconnaisse comme président, des pays étrangers accréditent des ambassadeurs qu'il nomme. Je souhaite que des juristes m'expliquent comment cela peut se faire car mon bon sens ne me le permet pas. On pourrait rire de cette situation si ce n'est que son incongruité risque de conduire à une guerre fratricide dont la communauté internationale aura vite fait de se laver les mains en invoquant la sauvagerie des parties en présence. Mais si je refuse de jouer le sauvage, je suis dans l'obligation de me ranger derrière l'ordre constitutionnel qui fait de mon pays une nation. Il est temps que les diplomates refassent de la diplomatie avec tout ce que cela comporte de droit de réserve et de non immixtion. Il est temps qu'on libère les chefs d'entreprises du dilemme aussi insoutenable qu'incongru qui consiste à leur demander de bafouer les règles du pays dans lequel ils exercent leur activité au nom d'une vérité qui a du mal à s'imposer naturellement. Une communauté internationale qui exerce un tel chantage et qui cautionne des attitudes contraires à la loi perd toute sa crédibilité et ne mérite pas d'être suivie. En conclusion, il ne s'agit plus d'aimer ou de ne pas aimer le président investi par le conseil constitutionnel de la Côte d'Ivoire, il s'agit de refuser des méthodes d'une communauté internationale qui en Côte d'Ivoire devrait abandonner la politique du chantage ou pour parler plus diplomatiquement la politique de la pression. C'est d'autant plus nécessaire au moment où des peuples du Maghreb révèlent au grand jour que cette communauté internationale a soutenu pendant des décennies, en fermant les yeux sur les droits de l'homme, des dirigeants qui les affamaient. Il s'agit de souhaiter que la communauté internationale voie plus l'injustice qu'il y a à affamer un peuple qu'à recompter les voix exprimées dans un scrutin. Il s'agit enfin de garder l'espoir que c'est de notre Afrique, celle qui a su digérer dans la dignité le côté abject de l'esclavage transcontinental et de l'apartheid, que viendra un nouvel ordre mondial avec plus de justice afin que soit réduit à néant, la tentation hégémonique des puissants qui à l'intérieur des états ou à l'échelle du monde essaient d'imposer leurs intérêts au mépris de celui des peuples souverains.

DETI Ernest Lemanois
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DES AVOCATS S’INGURGENT CONTRE LE PROCUREUR PRES LA CPI

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  CRISE IVOIRIENNE
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DES AVOCATS PRES LE TRIBUNAL PENAL INTERNATIONAL POUR LE RWANDA (TPIR) ET PRES LA COUR PENALE INTERNATIONALE (CPI) S'INGURGENT CONTRE LES PROPOS DU PROCUREUR PRES LA CPI
 
Nous sommes un groupe d'avocats près le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), basé à Arusha en Tanzanie, et également près la Cour Pénale Internationale basée à La Haye aux Pays- Bas.
 
Nous sommes interpellés par les évènements qui se déroulent en Côte d'Ivoire et qui ne laissent aucun africain indifférent. Notre appartenance au système de la Justice Internationale, nous conduit à nous étonner des propos tenus par le Procureur près la CPI, Mr Moreno-Ocampo lesquels propos s'apparentent clairement en des menaces contre une des parties à ce litige, et plus précisément contre le camp du Président Laurent Gbagbo.
 
Cette immixtion intempestive du Procureur de la CPI dans ce litige tente à montrer le dessein de celui-ci à transformer cette auguste Cour en une arme politique au service exclusif des puissances occidentales.
 
On est en droit de se demander à quel moment Mr le Procureur de la CPI a pu mener ses enquêtes pour indexer un camp comme étant le responsable des crimes qui ont pu se commettre en Côte d'Ivoire après les élections.
 
Cette position qui est le reflet de celle annoncée au lendemain des élections par certaines puissances occidentales nous conduit à redouter que Mr Moreno-Ocampo ne montre un parti pris proprement scandaleux. Et si c'est le cas nous sommes bien aux antipodes du noble esprit qui à prévalu à la mise en place de la Cour dont il est le procureur.
 
En effet Mr Moreno-Ocampo semble vouloir utiliser l'opportunité des poursuites qui est son privilège, à des fins politiques, et semble très clairement dire au Président Gbagbo : « Quittez le pouvoir, cédez votre place à Mr Ouattara, sinon nous vous poursuivrons pour crimes contre l'humanité etc… »
 
On se souvient que récemment Mr Moreno-Ocampo n'a pas hésité à pointer du doigt et citer nommément le ministre Charles Blé Goudé comme devant faire l'objet de poursuites devant la CPI.
 
Et ce faisant, le procureur a désigné un suspect avant même de déterminer le crime commis, ce qui montre un parti pris proprement scandaleux !
 
Le Procureur Moreno-Ocampo est il dans l'esprit qui a prévalu à la mise en place de cette Cour pénale Internationale  quand il agit de la sorte ?
 
Il apparait que non, et une telle attitude si elle persiste va retirer toute sa crédibilité à cette Cour.
 
Ce faisant, le procureur Moreno-Ocampo viole un principe fondamental de droit et même les règles de la CPI :
 
  1. Violation d'un principe fondamental de Droit :
 
- Moreno-Ocampo qui à notre connaissance n'a pas mis les pieds en Côte d'Ivoire a décidé de là où il se trouve que s'il y a exactions, celles-ci proviendraient forcément du camp du président Gbagbo, Il y a manifestement violation du droit à la présomption d'innocence tel que prévue par l'article 64 des statuts de la CPI qui impose le principe d'objectivité dans la recherche de la vérité (le procureur enquête d'ailleurs à charge et à décharge, et non pas seulement à charge comme il semble le faire dans le cas de la Côte d'Ivoire.
 
 
  1. Violation des règles de la CPI
 
  • Luis Moreno-Ocampo a sauté une étape importante dans la saisine de la CPI, qui est que c'est seulement lorsque les juridictions nationales n'ont pas la volonté ou la compétence pour juger de tels crimes que la CPI est saisie et il faut démontrer cette lacune des juridictions nationales.
 
  • La CPI est saisie soit par les États parties, soit par le Conseil de sécurité de l'ONU, ou alors le Procureur peut décider d'ouvrir une enquête de sa propre initiative, mais avant de décider cela il doit en demander l'autorisation à la Chambre préliminaire.
 
Ces observations étant faites, il convient de rappeler ici que tout en ayant signé le Statut de Rome, la Côte d'Ivoire n'a pas encore ratifié ce Statut et n'est donc pas à ce jour État membre de la CPI.
 
La Côte d'Ivoire n'est pas le seul État dans cette situation, en Afrique nous avons notamment le Cameroun, en Amérique, les États –Unis, en Asie, la Chine qui n'ont pas ratifié ce Statut.
 
Il est d'ailleurs intéressant de s'arrêter sur les motifs invoqués par la Chine pour refuser la ratification :
 
  • La CPI va contre la souveraineté des États nations ;
  • Le principe de la complémentarité donne au Tribunal la capacité de juger le système de tribunal d'une nation (à savoir si les juridictions nationales sont compétentes pour juger de tels crimes) ;
  • La juridiction des crimes de guerre couvre à la fois des conflits internes et internationaux ;
  • Enfin, et c'est le plus important des griefs contre ce Tribunal, la Chine estime que le droit du procureur à déposer des accusations peut placer la Cour sous une influence politique.
 
L'on peut se rendre compte que cette crainte de la Chine est avérée face à ce qui se passe en Côte d'Ivoire, où le procureur est entrain de brandir la menace de poursuites comme épouvantail pour obtenir du Président Gbagbo qu'il cède son siège de Président de la République de Côte d'Ivoire à la personne choisie par la « communauté internationale «  , cette nébuleuse.
 
Lorsque l'on suit l'histoire de la Côte d'Ivoire on se pose la question de savoir pourquoi la CPI n'a pas brandi la même menace à l'encontre des rebelles lorsqu'ils se sont livrés à toutes sortes d'exactions à partir de Septembre 2002, alors même que cela rentre dans les compétences du Tribunal, fonctionnel depuis juillet 2002.
 
  1. Comment la CPI entend elle asseoir sa crédibilité si elle se laisse entrainer dans des manipulations politiques comme c'est le cas en Côte d'Ivoire ?
 
  1. Comment expliquer que la CPI s'immisce dans un conflit de politique interne et menace une des parties en cause en restant complètement silencieuse depuis de nombreuses années sur les agissements de l'autre partie ?
 
  1. Comment la CPI peut elle expliquer que soudainement elle est devenue soucieuse de la protection des populations ivoiriennes qu'elle a ignorées hier et continue à ignorer car de toute évidence ce n'est pas l'intérêt du peuple ivoirien qu'elle protège ?
 
  1. Comment comprendre que la CPI, n'a émis et continue à ne pas émettre de menaces contre les soldats français qui avaient tiré sur la foule aux mains nues à Abidjan en 2004 ?
 
Le Cas du préfet d'Abengourou, attaqué le 25 ou le 26 janvier 2011 par les jeunes du Rhdp … ; Les exactions de Duekoué , Daloa etc….
 
ET LA LISTE EST LONGUE…….
 
Tout cela doit nous amener à nous demander si la CPI n'est pas une nouvelle arme mise entre les mains des pays occidentaux pour menacer et asservir les pays du Sud par d'autres voies masquées sous des aspects de légalité etc…
 
 
Me Josette Kadji
Avocat au Barreau du Cameroun et près le TPIR et la CPI
 
Me Jean de Dieu Momo
Avocat au Barreau du Cameroun et près le TPIR